Eh oui, la révolte gronde, et même dans les banlieues reculés remplies de villes fantomes comme la notre, les lycées sont bloqués. La dernière semaine à été très tendue, des tetes sont tombées, on a pu assister à des combats épiques, des luttes sans pitié, des phrases cultes que reprendront tous les livres d'histoire sur des générations. Des gens sont morts pour leur idées, et personne n'a cédé un pouce de terrain.
Bref, notre lycée a été bloqué.
Loin d'etre le seul dans ce cas, a cette triste différence près que nous, pauvres élèves innocents et peu au fait des combats du monde moderne, sommes généralement bloqués à l'interieur, réduit à regarder tous les manifestants de la région repeindre la facade à coup d'oeufs et de divers tubercules juteux.
Comme dans ces cas là, on ne peut pas sortir sans risquer la cécité par projection de légume voir l'assomage à coup de pancarte sociopathes, mais qu'on ne nous offre pas le repas pour autant à l'interieur (faut pas exagerer hein, nanmého, z'aviez qu'à prendre un sandwich), la resistance s'organise.
